Bright Star

27 avis
Faites-vous une première idée sur un film avec la "Synthèse Cinéfil" : en quelques lignes, retrouvez la synthèse des critiques de presse et des avis des internautes.
Très peu d'avis internautes sur ce Bright Star, ou le retour de la réalisatrice Jane Campion après In the cut en 2003. En revanche la presse s'en est délecté. Revue de détails.
Commençons par les internautes. Ryo_cryingfreeman le trouve "magnifique", très sensible à la poésie dégagée par le film. Idem pour chocolacho qui dit avoir eu "le souffle coupé" par "l'atmosphère incroyable de cet amour". A l'opposé, xmrxjp juge Bright Star "ennuyeux", islander a noté "quelques insuffisances" et rajoute : "il manque juste un petit grain de folie".
Côté presse, la mayonnaise romantique a pris. Les Cahiers du cinéma trouvent Bright Star "élégant" et "vertueux", Le Figaroscope a apprécié la "grâce" des images de Jane Campion, et L'Express y a vu "une merveille de délicatesse". Avis partagés par Libération et Télérama. Seul le journaliste des Inrockuptibles se démarque, ayant trouvé l'esthétique du film "rasoir", "pas désagréable", mais déjà "vue mille fois".
lire les critiques presse sur ce film
A Thing of Beauty...
diapree le 19/06/2010Une image somptueuse qui restitue à merveille ce 19ème romantique, Jane Ccampion nous avait déjà montré son savoir-faire dans La Leçon de piano ou Portrait de Femme,mais en même temps, et c'est toute l'originalité de la cinéaste, rien d'éthéré dans ses personnages : certes le jeune Keats est fragile, mais un feu persistant brûle dans son regard, et Fanny est une solide jeune fille coquette et pleine de vie, qui ne se consume pas dans une passion désincarnée; un amour qui vit au rythme des saisons: en hiver il lui prend la main, mais ce n'est qu'au printemps qu'il l'embrasse, baiser qui scellera à jamais cette passion dans une nature triomphante où ils jouent aux amoureux sous l'oeil aimant et curieux de Toots, la jeune soeur de Fanny... Lenteur, beauté, pudeur et passion dans ce film qui illustre bien le début d'Endymion de Keats : "A Thing of Beauty is a joy for ever, its loveliness increases, it will never pass into nothingness..."
Bright star
jovenivola le 02/03/2010Beau film. Très belles images. Les vers de Keats traduits évidemment ne sonnent pas de façon très fluide ou compréhensible. Problème des traductions. Donne une juste idée de ce qu'est l'esprit romantique : plutôt compliqué et tourmenté...
Poésie visible et ressentie
le 17/02/2010Joli parlé, jolis poêmes, joli environnement, jolies tenues et tissus. Une beauté, un bijou. Des moments d'attente et de reflexion sublimés, pas d'ennuis, de la litterature, de l'ecriture, une peinture, des sentiments, les sens sans cesse eveillés mais doucement telle une caresse, une pureté ; inédit en son genre, merveilleusement réussi ; on ne pense pas au scénario, on voit plutôt ce qui possible de filmer et comment... un plaisir pour les yeux et l'esprit.
Poésie d'amour
fanafilm le 16/02/2010Film très esthétique, peinture à l'image, c'est un régal pour les yeux, beaucoup de perfectionnisme, assez mélancolique action très lente... mais c'est l'époque de la poésie à l'état pur, beaucoup d'esprit, il faudrait le revoir pour saisir les paroles de la poésie, car l'image prend le pas sur les mots.
S'il ne s'agissait que de la photographie et des costumes....
DrGivago le 14/02/2010...alors oui, mon avis serait favorable : de très beaux tableaux, dans de très beaux pastel de vert, de brun, de gris, de bleu pâle. De nouveaux costumes pour Abbie Cornish à chaque nouvelle scène. Malheureusement, tout le reste a été dépouillé aux limites du possible, au point de rendre le jeu des acteurs totalement fade. Seuls Abbie Cornish et Ben Whishaw font preuve d'un talent remarquable pour sortir de cette insignifiance voulue. On est loin de la performance de la leçon de piano, film qui nous avait surpris par sa classe et ses touches d'exotisme. Ici, le cliché de l'Angleterre est tellement caricatural que c'en est crispant.
Un joli film
jossjean le 04/02/2010Un joli film, beau comme un Poème, de belles images, de beaux personnages un plaisir et une bonne soirée au cinéma.
Poésie tirée par les cheveux, dommage !
LVentriloque le 03/02/2010Hélas, Keats était fauché, il n'aura de gloire que posthume... Sinon (en creux, si l'on en croit la réalisatrice), c'était mariage, peut-être procréation, voyages pour avoir de l'air, retours dans le giron féminin et la petite santé des torturés. L'acteur incarne bien ce côté frêle d'un cérébral à côté de ses pompes. Il faut dire aussi que la tuberculose commençait ses ravages. Jane Campion plante son décor insistant sur les résultats d'heures à coudre, le tout agrémenté de phrases poétiques assez décevantes... D'entrée de jeu, Fanny, "Bright Star", apparaît pourtant combative, sa soeurette rousse sur les talons, la mère admirable de tolérance. Fraîcheur, grâce, fascination pour le sexe opposé : tout facilite l'immersion britannique de milieux privilégiés en 1818, où l'espièglerie durait le temps de trouver l'oiseau rare... Joli environnement, un peu féérique, cadré comme des tableaux de maître, accompagné d'un revenez-y de "Leçon de Piano", les chapeaux ouvragés un rien plus transparents, sauf qu'ici l'envoûtement fonce vers le funèbre même si l'euphorie printanière alterne... Magnifiques choeurs en lieu et place d'instruments ou ce chat sur les genoux, sorte de continuité du temps... Nul doute que l'idylle offrira aux amoureux transis l'occasion de verser de bienfaisantes larmes. Mais être compassé prend tout son sens dans ce film, une impasse "à couper le souffle"... A l'inverse, le précédent "In the cut", obtus, égaré, faisait bouillir les sangs !
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