Irène

7 avis
0 avis
0 avis
Quand nos proches disparus se révèlent par leur empreinte
LVentriloque le 11/10/2011En recourant une nouvelle fois à la voix chuchotée de la confidence, Alain Cavalier convie à mettre mentalement en images la trace de ces êtres bien incarnés mais soudain météores. Remarquable introspection dépouillée du sexisme pour révéler l'individu écrasé par le temps, que ce soit le tiraillé entre ses pulsions ou le rattrapé à un moment qu'il estimait banal. Des prises de vue très soignées défilent sur la voix-off (dont je n'ai pas tout saisi tant elle s'effiloche par moments). Les objets, les lieux marquent l'empreinte tenace d'Irène que la femme plus jeune, plastique encore malléable, ne parvient pas à supplanter. Cette pièce de l'attente, la terrible nouvelle en plans découpés de mémoire... La claque physique. Etonnant qu'on en ressorte aussi délivré(e) !
Une femme tant aimée...
diapree le 14/09/2010Remarquable récit introspectif d'Alain Cavalier qui se penche, sans pathos, sur la personnalité complexe de sa femme Irène, disparue tragiquement en janvier 1972 dans un accident de voiture...Une femme que l'on devine belle et rebelle, sa beauté nous sera révélée par des photos à la fin du film, meurtrie aussi par une stérilité qu'elle n'acceptera jamais, conséquence d'un curetage raté...Un hommage à cette femme qui voulait désespérément être heureuse et qui ne l'était pas, en quête d'un mari, d'un amant et d'un père, et la démarche suprêmement émouvante de celui qui se reprochera toujours de ne pas avoir accompagné la jeune femme pour une balade en forêt, un certain jour d'hiver...
Irène
torpedo0232 le 02/02/2010Ce film est nul, je n'ai jamais vu un navet pareil... Pas besoin d'aller au ciné pour écouter... raconter...
Bien plus qu'un film!
chamboultou le 14/11/2009Me voilà parmis vous pour la première fois suite à ma rencontre avec Irène, hier soir ! Encore toute chamboulée. Tout est dit : la mort, l'amour est ses difficultés, la vie malgré tout. Que de pudeur dans ce traversin qui remplace le corps de l'absente ; ces comptines comme un contrepoids nécessaire ; cette caméra tremblante qui ne sait pas trop où se fixer, qui veut sauver la petite flamme de vie, encore présente dans les carnets que l'on se prend à déchiffrer, nous aussi, pour y trouver quoi ? Le Grand Secret, la force de tenir debout, de recommencer... La voix d'Alain Cavalier entre en nous, nous met à nu et, après un bon moment de silence, de tremblements aussi, nous nous sentons plus forts, dans la nuance des choses, dans le désir de nettoyer nos mots, nos caméras et de trouver les mots justes, les images qui s'imposent. Chamboultou garanti !
Tristesse et ennui
Reinhard le 03/11/2009Allez écouter vos amis sur leurs problèmes, laissez-les vous embêter, et aidez-les. Mais il ne faut pas un film pour cela. Je comprends bien le doute, la douleur, l'incrompréhension de ce Monsieur, mais je ne peux pas lui venir au secours, inutile donc. Et quelle misère de qualité de l'image et du son, et quelle lenteur. Triste.
IRENE l'amour du cinéma
nononancy le 03/11/2009Avec IRENE le cinéphile est comblé, c'est un pur moment de bonheur d'humanité et de sincérité, c'est le cinéma que l'on aimerait retrouver de temps en temps, un cinéma qui relate autre chose que le sexe, la violence ou la cupidité. Bravo ! et encore ! bien que l'on sait bien que ce type d'histoire n'est pas reproductible.
Comment rendre éternels un amour et une femme
cinephille le 02/11/2009Ayant peu apprécié le précédent film d'Alain Cavalier c'est sans enthousiasme que j'allai voir Irène. Mais je fus ravie de retrouver dans ce modeste film l'oeuvre de l'immense Alain Cavalier. Trente ans après sa mort il nous fait revivre Irène qu'il a aimée et qui traversait l'existence avec beauté et difficulté. Il ne s'agit pas d'un quelconque biopic mais d'une évocation de la vie de cette jeune femme ainsi que de l'amour qu'ils ont vécu et de l'empreinte qu'elle a laissée dans la vie de Cavalier. C'est à la fois très intime et très universel. On ne rencontre pas Irène frontalement, on l'approche par images, par mots. Comme toujours avec Cavalier on n'est à aucun moment dans le pathos, à peine dans l'émotion. Mais le geste qui consiste à graver sur pellicule la trace de cette femme, à sortir sa vie de l'anonymat, à lui donner une existence artistique après sa courte existence physique est d'une très grande élégance. Irène n'est plus une tombe ou un souvenir, elle est un film.
les films les plus commentés au cours des 15 derniers jours
les films préférés des spectateurs au cours des 15 derniers jours









