Jeanne Captive

Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Orange Cinéma, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Le Figaroscope - Marie-noëlle Tranchant le 22/11/2011
De tous les visages de Jeanne d'Arc, Philippe Ramos a choisi de regarder le plus solitaire et le plus secret. Le film écoute son silence, entre dans sa déréliction, rôde autour de son mystère. C'est une méditation songeuse, déroutante parfois. Comme dans son étonnant Capitaine Achab, plein de forêt et d'océan, Philippe Ramos emprunte des chemins singuliers, avec un art primitif et vagabond. Autour de Clémence Poésy, fine présence indéchiffrable, il façonne un étrange paysage médiéval peuplé d'hommes rudes et de symbolisme mystique.
Libération - Philippe Azoury le 22/11/2011
Une Jeanne vulnérable (nue, abîmée par une chute, prisonnière) et inatteignable (car mystique), Clémence Poésy n’était pas sur le papier un mauvais choix : sa beauté et sa jeunesse pouvaient magnétiser suffisamment le désir. Elle déçoit pourtant, ne parvient pas à faire advenir ce sentiment d’intransigeance qu’exigeait un personnage aux trois quarts mutique, renfermé dans sa vérité. La douceur de ses traits, sa blancheur diaphane n’affirment rien. Ici, la Jeanne en laquelle il [le cinéaste] se projette est une incomprise, qui entend mais qui n’arrive pas à se faire entendre. Soit, en peu de mots, la situation galère dans laquelle est embarquée aujourd’hui une partie du cinéma indépendant français.
Télérama - Samuel Douhaire le 22/11/2011
Philippe Ramos ne manque pas d'audace. Mais la mise en scène (...) n'a rien d'austère. Il y a même beaucoup de sensualité dans les très gros plans d'une Clémence Poésy à la peau diaphane. Ses yeux expriment avec la même intensité la fierté de la résistante face à l'oppression et la douceur de la croyante prête à accepter la mort. Le film, construit en blocs narratifs maladroitement reliés par des ellipses brutales, n'est pas toujours à la hauteur de son ambition. Et Ramos abuse des musiques religieuses (...) comme s'il n'avait pas confiance en la puissance de ses images, pourtant pleines de grâce et de majesté.









