Joueuse

Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Orange Cinéma, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Faites-vous une première idée sur un film avec la "Synthèse Cinéfil" : en quelques lignes, retrouvez la synthèse des critiques de presse et des avis des internautes.
Les distributeurs jouent-ils avec le feu en sortant Joueuse, premier long-métrage de Caroline Bottaro sans explosions ni pyrotechnies, en plein cœur de l’été ? Allez savoir ; en tout cas, le film semble bien parti pour récolter un joli succès d’estime.
Exception faite des Inrocks qui fustigent une "romance fade et intemporelle", la presse semble plutôt indulgente envers ce premier film à la mise en scène "tenue et retenue" (Télérama). Le Monde apprécie même le ton "malicieux" de cette "métaphore de la libération".
Pour les internautes, Joueuse, c’est la "bonne surprise de l’été" (daddyby) portée par "une très grande comédienne", Sandrine Bonnaire (Dedzu). Et si pour casobac, le rythme n’est pas forcément "rapide", il affirme qu'"on ne s’ennuie pas". C’est quand même le minimum quand on joue.
découvrez les avis des internautes qui ont vu ce film
Le Figaroscope - Marie-Noëlle Tranchant le 11/08/2009
C'est juste assez réaliste pour nous ancrer dans le quotidien, juste assez symbolique pour créer cette attention flottante propice à la rêverie. Avec son intelligence et sa grâce, Sandrine Bonnaire n'a pas de mal à nous convaincre de la suivre sur les chemins du conte : les cœurs s'ouvrent comme les volets sur les beaux paysages corses, les échecs contiennent la vraie réussite, qui est la générosité de vivre.
Le Monde - Jean-Luc Douin le 11/08/2009
Joueuse, de Caroline Bottaro, est l'histoire de la métamorphose d'une femme au quotidien insipide, et la métaphore d'une libération, de la reconquête d'un conjoint. Le jeu d'échecs est à la fois passion, instrument de communication, de communion, de séduction. Le film, lui, avance malicieusement plusieurs pions à la fois. L'apprentissage du jeu va de pair avec une ouverture existentielle, et une sublimation de l'osmose charnelle.
Les Inrockuptibles - Vincent Ostria le 04/08/2009
Passant de la métaphore au carrelage, le jeu de société devient le prétexte ornemental d’une romance fade et intemporelle. Le jour où l’on calquera vraiment un récit sur le principe du jeu d’échecs, ça fera mal.
Libération - Gilles Renault le 11/08/2009
A l’aise en femme effacée, puis opiniâtre, Sandrine Bonnaire fait ici équipe avec Kevin Kline, qui semble jouer un peu par mégarde (...) Un petit suspense final, lié à la compétition sportive et amoureuse, permet à Joueuse - adapté du roman de Bertina Henrichs, la Joueuse d’échecs - de tenir sagement la distance.
Télérama - Pierre Murat le 11/08/2009
Evidemment, on souhaiterait, dans la mise en scène, un peu de la fièvre qui s'empare de l'héroïne. Mais non : les jeunes cinéastes actuels (y sont-ils forcés, ou est-ce inscrit dans leurs gènes ?) ont la prudence dans le sang. Si l'on excepte, donc, quelques idées - pas très heureuses, au demeurant (le carrelage de la véranda de l'hôtel qui se transforme en un échiquier géant !) -, c'est avec tenue et retenue que Caroline Bottaro dirige son premier long métrage. On dirait un film de fin de carrière, mais bon...









