La journée de la jupe

Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Orange Cinéma, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Faites-vous une première idée sur un film avec la "Synthèse Cinéfil" : en quelques lignes, retrouvez la synthèse des critiques de presse et des avis des internautes.
Porté par le retour d'Isabelle Adjani, La journée de la jupe suscite les débats autour de la délicate question d'enseigner en zone sensible. Sujet dérangeant et dans l'air du temps, le film remporte les suffrages de la presse et du public qui saluent l'audace du propos.
C'est d'abord la théâtralité esthétique qui frappe la rédaction de Elle : "conçu comme un huis clos", le film créé alors une tension explosive. Pour son retour, Adjani "prouve toute la mesure de son talent" (Métro) dans cette "fable réussie" (Télérama) qui sait poser le débat. Seul Le Monde trouve que le discours "manque de complexité et de subtilité".
"Merci à ARTE pour sa diffusion" : colibriii, visiblement touché, se fait l'écho de plusieurs spectateurs qui préfèrent le film à Entre les murs où, selon Ebubu, s'accumulaient "tous les clichés possibles". Sanghablue suggère même que le film soit projeté en milieu scolaire "avec débats à la clef". Tout est dit.
découvrez les avis des internautes qui ont vu ce film
Elle - Françoise Delbecq le 24/03/2009
Conçu comme un huis clos théâtral avec une tension insoutenable, ce film met en évidence non seulement la violence qui découle de la situation, mais surtout le problème de l’intégration à l’école, servi par une Isabelle Adjani magnifique.
Le Figaroscope - La rédaction le 31/03/2009
Isabelle Adjani, en prof désespérée et exaspérée, retrouve un rôle à la mesure de son talent. Bouleversant.
Le Monde - Jacques Mandelbaum le 30/03/2009
Ce huis-clos scolaire virant au polar joue sur du velours : rebondissements pyschodramatiques à répétition, surf habile entre farce et drame, gros numéro d'actrice en forme de come back pour Isabelle Adjani, et morale inattaquable à la clé. Le problème, c'est que tout y est tellement simplifié [...] qu'on a l'impression que le réalisateur prend a priori son public pour une classe à éduquer. Manque de complexité et de subtilité.
Les Inrockuptibles - Emily Barnett le 30/03/2009
En surface, le film fait la chasse aux idées reçues, renvoyant dos à dos les discours sur l’école [...] En réalité, la posture anti-langue de bois n’est qu’un écran de fumée dissimulant (mal) une pensée plutôt réac.
L'Express - Christophe Carrière le 31/03/2009
L'intelligence de Jean-Paul Lilienfeld, par ailleurs acteur-auteur habitué jusque-là à des films plus souriants (L'oeil au beur(re) noir, XY),est de ne pas s'engager dans le débat, mais de donner suffisamment d'éléments pour l'alimenter. Et d'offrir à Isabelle Adjani, face à des jeunes plus vrais que nature, l'occasion de rappeler quelle formidable actrice elle est
Libération - Bruno Icher le 31/03/2009
Même si le scénario retombe sur ses pattes, on regrette que ce film n’ait pas eu le cran de se résumer à un huis clos, aride et explosif, entre cette prof qui bafoue ses principes et des gamins piégés à leur propre jeu cruel. D’autant plus regrettable qu’Isabelle Adjani, qui capture l’image comme personne, avait choisi de revenir devant une caméra pour un rôle qui, compte tenu de sa carrière et de ses origines, trouve en elle un écho forcément douloureux.
Métro - Rania Hoballah le 30/03/2009
La comédienne prouve toute la mesure de son talent dans un film bluffant, qui pointe du doigt les dysfonctionnements d’une société en perte de repères et où les jeunes représentent désormais une menace.
Télérama - Sophie Bourdais le 31/03/2009
La Journée de la jupe n'est pas (qu')une chronique aigre-douce sur la violence en milieu scolaire. C'est une fable réussie sur toutes ces peurs qui s'ancrent dans le quotidien et auxquelles on finit par s'habituer, faute d'oser en soigner les racines, alors qu'elles ne peuvent aboutir qu'à un désastre social et humain.









