La Rafle

Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Orange Cinéma, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Faites-vous une première idée sur un film avec la "Synthèse Cinéfil" : en quelques lignes, retrouvez la synthèse des critiques de presse et des avis des internautes.
La rafle, tout est annoncé dans le titre, épisode douloureux du Vel d’hiv lors de l’été 1942.
Unanimité chez les cityreporters : "Un film totalement réussi" (Olavatelli) ou encore "Remarquable, authentique, joué avec retenue par les acteurs" (Noumeate) et souvent "bouleversant" (jessbdg,chesims).
L'unanimité toujours côté presse, mais dans le sens inverse : "Long et pénible" aux Cahiers du Cinéma, "Beaucoup de choses y sonnent aussi désespérément faux" pour Le Monde. Seul le Figaroscope y voit une "fresque grave, méticuleusement reconstituée, émouvante sans être larmoyante".
Une rafle certes mais peut être pas celle que l'on imagine…
découvrez les avis des internautes qui ont vu ce film
Cahiers du Cinéma - Stéphane Delorme le 15/03/2010
Long et pénible. [...] Rien n'est incarné, tout n'est qu'intention, ou maquillage.
Le Figaroscope - Olivier Delcroix le 16/03/2010
Comment évoquer la tragédie du Vel d'Hiv sans creuser le même sillon que certains films sur la déportation tels La Liste de Schindler, Au revoir les enfants, Les Guichets du Louvre, Monsieur Klein ou Le Pianiste ? La réalisatrice Rose Bosch a trouvé la solution. En filmant cette rafle à hauteur d'enfants. Sa fresque grave, méticuleusement reconstituée, est émouvante sans être larmoyante. Portée par l'interprétation tendue et déchirante de Mélanie Laurent, La Rafle fait ressurgir un pan peu glorieux du passé de la France sous l'Occupation, mais est magnifié par le courage de ceux que l'on nommera les "Justes".
Le Monde - Jacques Mandelbaum le 16/03/2010
[...]La Rafle ne nous apprend rien de fondamental sur l'événement. Sa divulgation historique, sa commémoration publique, son enseignement à l'école, son évocation par de nombreuses oeuvres de l'esprit, qu'il s'agisse de littérature ou de cinéma, le prouvent. La seconde est que ce film est médiocre sur le plan esthétique. La principale raison tient à son ambition spectaculaire, à l'impression qu'il veut donner "d'y être". Le pathos et le manque de recul ne sont pas seuls en cause. Beaucoup de choses y sonnent aussi désespérément faux.
L'Express - Eric Libiot le 09/03/2010
En trois phrases, Weismann en dit plus que tout le film. Car ses mots dévoilent immédiatement l'horreur de la situation. Rose Bosch, elle, s'en tient à l'illustration. [...] Les comédiens jouent avec la raideur que leur confère le poids de l'Histoire, et les scènes, poussées par un souci pédagogique (mises à part les séquences ridicules de Hitler au Berghof), semblent sorties d'un manuel scolaire.
Télérama - Cécile Mury le 16/03/2010
Du Vél d'Hiv au camp de transit de Beaune-la-Rolande, les séquences tire-larmes, surjouées et lénifiantes se succèdent. Plus le danger et la terreur se font pressants, plus les parenthèses attendrissantes avec jolis enfants blonds et gentilles infirmières deviennent gênantes. Peut-on concilier les bons sentiments avec l'horreur pure ?









