Le Père de mes enfants

Le Père de mes enfants


6 avis 
 Note : 2.5 sur 5


 Note : 3 sur 5

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Faites-vous une première idée sur un film avec la "Synthèse Cinéfil" : en quelques lignes, retrouvez la synthèse des critiques de presse et des avis des internautes.

 Note : 3 sur 5

Le plus difficile, ce n’est pas le premier film mais le second ; adage qu’expérimente aujourd’hui Mia Hansen-Løve, auteur du très émouvant (et bien accueilli) Tout est pardonné dont le second opus, Le Père de mes enfants, semble diviser presse et spectateurs.

Si l’on excepte le jugement catégorique de noumeate qui voue aux gémonies ce film "trop insipide" à son goût, les internautes sont tiraillés entre l’enthousiasme pour un début "brillantissime dans le traitement" et la déception pour une fin "terne" (LVentriloque). Reste le charme "flamboyant" (cinephille) de son personnage principal, inspiré du producteur Humbert Balsan.

À l’inverse, si L’Express juge que le récit peine à dépasser "le simple hommage", la plupart de ses confrères sont conquis par un film "profondément bienveillant" (Les Inrocks) qui "donne envie de cinéma" (Télérama). Humbert doit être fière de la petite Mia.

le 22/12/2009 - par Romain Carlioz
lire les critiques presse sur ce film

Des personnages sans réelle consistance...

diapree  le 13/09/2010  
 Note : 2 sur 5

C'est l'esprit vierge de toute impression et de tout a priori que je suis donc allée voir en avant-première le deuxième film de Mia Hansen-Love : Le Père de mes enfants, en présence de l'acteur principal Louis-Do de Lencquesaing et du producteur David Thion.... Mais je n'ai pas été conquise : un film qui s'inspire du suicide du producteur charismatique Humbert Balsan en 2005, comme le dit la réalisatrice "né de ma rencontre avec Humbert Balsan" et au lendemain de sa mort, avec sa femme Donna Balsan, dont " le calme et le stoïcisme étaient stupéfiants, et qui par sa présence lumineuse m'a donné le désir du film"... Que le personnage de Grégoire Canvel, père tendre et mari aimant , producteur acculé à la faillite et croulant sous les dettes soit omniprésent durant toute la première partie est donc très compréhensible, mais pourquoi avoir étiré la dite partie au maximum ? Trop de longueurs dans un portrait qui reste finalement superficiel malgré la présence indéniable de l'acteur, lequel peine toutefois à faire passer l'émotion car on ne s'attache pas à ce personnage dont on ne ressent pas les fêlures annonciatrices du drame, derrière la confiance et le calme affichés... De belles compositions toutefois des enfants , notamment de l'ainée, Clémence, Alice de Lencquesaing, qui devient le personnage principal d'une deuxième partie où pour elle deuil et émancipation personnelle iront de pair. Un film lumineux dans la forme : de superbes images, mais qui aurait gagné à être plus condensé et plus approfondi dans l'étude des personnages, et du rôle de Grégoire en particulier...

Le père de mes enfants

tulipe33  le 22/01/2010  
 Note : 1 sur 5

Bonjour, j'ai trouvé ce film d'une nullité absolue - si j'avais pu, j'aurai quitter la salle au bout d'un quart d'heures ! Vraiment ce film français m'a beaucoup déçue - je ne le recommande à personne à part si cela ne vous dérange pas de dépenser votre argent...

Un très, très beau film !

corrio  le 30/12/2009  
 Note : 5 sur 5

Il y a 2 ans, alors qu'elle n'avait que 26 ans, la réalisatrice Mia Hansen-Love avait bluffé une partie du public cannois et la plupart des critiques avec "Tout est pardonné", un premier film parfaitement maîtrisé et très prometteur. Ces promesses sont totalement tenues avec "Le père de mes enfants", présenté à Cannes 2009 dans la sélection "Un Certain Regard". Un film très largement inspiré par le suicide d'Hubert Balsan, un producteur indépendant qui croulait sous les dettes à force de porter à bout de bras des films souvent difficiles mais qui, souvent également, n'arrivent sous les yeux des cinéphiles que grâce à des hommes ou des femmes comme lui. "Le Père de mes enfants" se compose de 2 parties bien distinctes : l'avant et l'après. Avant le suicide, on est quasiment en permanence avec Grégoire Canvel, producteur stressé, fumeur invétéré, perpétuellement pendu au téléphone, passant du banquier qui ne eut plus rien lui prêter au réalisateur mégalomane en passant par l'URSSAF qui réclame son du. Mais également père plein d'amour pour sa femme et ses 3 filles. Après le suicide, Sylvia, sa femme, s'efforce de sauver ce qui peut l'être de la société de production avec l'aide de Serge, un ami du couple, également producteur. Quant aux filles, elles cherchent à se reconstruire, petit à petit, passant du reproche au souvenir. Avec une caméra d'une incroyable fluidité et une parfaite direction d'acteurs, Mia Hansen-Love arrive à intéresser le spectateur sur un sujet pas forcément évident, puis à l'émouvoir sans faire appel aux envolées de violon ni aux pleurnicheries. Pour interpréter les rôles principaux, c'est délibérément qu'elle a choisi choisi des comédiens peu connus, Louis-Do de Lencquesaing et Chiara Caselli. Une jeune comédienne, Alice de Lencquesaing, fille de Louis-Do, éclate dans le rôle de la fille ainée de Grégoire Canvel. Et c'est avec grand plaisir qu'on retrouve Sandrine Dumas et Eric Elmosino, 2 comédiens que le cinéma français n'utilise pas suffisamment. Pour finir, un petit mot sur la musique, peu présente mais importante quand même : dans la première partie, elle est plutôt guillerette et sous légère influence sud-américaine; dans la 2ème partie, elle devient mélancolique, mélange de musique de la renaissance avec le folk écossais et anglais. Quant aux chansons, on en entend 3, dont 2 sont surprenantes (mais agréables !) pour un film sur un sujet contemporain : "Johnny remember me" par John Leyton, un vieux tube anglais des années 60, et une chanson de Lee Hazlewood. En tout cas, courez voir ce film !

Cinéaste inspirée de la trajectoire d'une personnalité, des qualités indéniables cependant !

LVentriloque  le 20/12/2009  
 Note : 4 sur 5

Fiction à partir d'une réalité. La bande-son de départ donne l'envie de swinguer dans Paris ensoleillé et de "filer" cet homme, notre homme, plutôt sympa que repoussant : au physique, un genre de BHL producteur de films, souple, élégant, pendu à son double portable, ça à faire et encore ça... Patron affable, roublard seulement faute d'autre alternative, mais bon père, bon mari, bon copain, adepte de la qualité de vie, les week-ends en famille au vert, on échange en jouant, en nageant, on s'écoute (malgré l'ado qui s'émancipe). Hyperactivité de tous ces businessmen croisés, exposés, aux attitudes mécaniques : sauf que celui-ci ne vocifère pas, il encaisse toujours, une sieste et soudain la réalité prend le dessus... J'ai trouvé l'ensemble brillantissime dans le traitement, pas du tout accusatrice, inclus les moments précédant le choc et son impact dans l'entourage : et après plouf, l'impression d'avoir changé de film, ça devient terne, poussif, le soufflé retombe... La promenade féminine sur la rive dans un sens, puis l'autre était suffisante, laissait l'imagination déduire : c'est elle que je vais retenir, ainsi que la prouesse d'acteurs inconnus et qui ont un charme fou !

Le père de mes enfants

noumeate  le 19/12/2009  
 Note : 1 sur 5

Quel ennui ce film. De suite, je n'ai apprécié la manière de jouer de tous les acteurs, trop snob, pas de dialogues vrais, j'ai combattu contre le sommeil et puis je me suis allé ! Bref, je ne le recommande pas du tout, trop insipide.

Excellent début, exécrable fin

cinephille  le 17/12/2009  
 Note : 2 sur 5

Le Père de mes enfants c'est Humber Balsan dans sa folie du cinéma et son charme inouï. C'est ce que retrace la première partie du film, on suit cet homme flamboyant, fatigué, qui néglige beaucoup sa famille pour se vouer à sa dévorante passion qu'est le cinéma. Et on s'attache à ce producteur comme il ne doit pas en exister des centaines. Et puis Balsan se tire une balle dans la tête. Et on passe à l'aprés pour sa femme, ses enfants, ses amis. Et là le film prend un tour crapoteux, de révélations d'affaires privées, de meilleur ami qui lorgne de près sur la femme, j'en passe et des pires. Et non seulement le charme est rompu mais on se sent sali d'être ainsi entré dans l'intimité d'un homme et d'une famille à leur insu.




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