Max et les Maximonstres

Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Orange Cinéma, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Faites-vous une première idée sur un film avec la "Synthèse Cinéfil" : en quelques lignes, retrouvez la synthèse des critiques de presse et des avis des internautes.
Max et les Maximonstres est un conte qui interroge sur "la solitude et la mélancolie" (L'Express), un portrait "sensible et personnel" composé de sensations fugitives qu'il faudrait "savourer tant que le soleil brille encore" (Télérama). Comme l'a dit lui même le cinéaste, ce n'est pas un film pour enfants, mais "un film d'enfant" qui initie à "la saveur amère de toute expérience" (Libération). A tel point que la violence de certaines scènes "peut mettre mal à l'aise, même les adultes" (Le Figaroscope).
Alliant ainsi la poésie à la rudesse, l'œuvre du champion de la culture pop contemporaine Spike Jonze déploie les thèmes liés à cette période trouble : refus de la réalité, tyrannie, euphorie, désespoir face à l'inconnu, "avec, à l'horizon, la fin de l'enfance" (Le Monde).
Si xmrxjp n'a pas accroché avec ces monstres trop "bizarres", cette histoire semi-imaginaire, "époustouflante de poésie" et à la "beauté étrange" (islander) a "surpris et ému" sympa2, bluffé par le traitement psychologique de l'enfance et les effets techniques qui donnent aux gros nounours sauvages une touche très humaine.
Une évocation des soubresauts d'une enfance nostalgique et agitée, joliment évoqués par un cinéaste décidément à part.
découvrez les avis des internautes qui ont vu ce film
Cahiers du Cinéma - Bill Krohn le 22/12/2009
Plutôt que les trucs appris dans ses courts-métrages c'est cette compréhension empathique du personnage qui est au cœur de la magie de Max et les maximonstres. Après avoir réfléchi pendant dix ans à la manière de filmer le livre pour enfants de Maurice Sendak.
Le Figaroscope - Philippe Viguié-Desplaces le 22/12/2009
Adapté d'un classique américain pour enfants, cette allégorie signée Spike Jonze évoque la toute-puissance - voire la tyrannie - enfantine et le refus de la réalité. On ne saurait cependant conseiller ce film aux moins de 10 ans, tant la violence de certaines scènes met mal à l'aise, même les adultes.
Le Monde - Thomas Sotinel le 21/12/2009
La caméra portée, la lumière brutale de la neige, le sourire de Max, sa frénésie suffisent à transporter les adultes en arrière, et - on l'espère - à inviter les enfants à suivre l'un des leurs dans une aventure aussi fabuleuse que réelle. Il n'y a pas besoin d'avoir lu les oeuvres complètes de Freud pour donner un nom à ce processus. Il suffit de se souvenir. Max et les Maximonstres fait renaître les poussées d'adrénaline, les moments d'euphorie et de désespoir face à l'inconnu qui se déploient devant les yeux du petit garçon. Avec, à l'horizon, la fin de l'enfance.
Les Inrockuptibles - Jacky Goldberg le 21/12/2009
Autoportrait de l’artiste en enfant trop imaginatif. Sensible et personnel. Spike Jonze, qui n’est pas, c’est entendu, un grand storyteller mais plutôt un collectionneur de climax et de sensations fugitives, parvient ainsi à dégager quelques somptueux passages, alliant la rudesse à l’élégie ; tel ce pic d’émotion dès la dixième minute, lorsque le petit garçon constate, impuissant, la destruction de son bel igloo. Comme quoi, un peu de sauvagerie n’a jamais fait de mal aux enfants, petits ou grands.
L'Express - Christophe Carrière le 22/12/2009
C'est dans ces interrogations sur la solitude et la mélancolie, finalement très humaines, qu'excelle Spike Jonze. On retrouve toute la fantaisie et le ton doux-amer du réalisateur de Dans la peau de John Malkovich, responsable ici d'un film sur l'enfance plutôt que pour enfants - lesquels pourront quand même accompagner leurs parents.
Libération - Didier Péron le 22/12/2009
Une adaptation punk du best-seller pour enfants de Maurice Sendak. Max et les Maximonstres reste bel et bien un film hors cadre. Le troisième long métrage de Jonze (champion de la culture pop contemporaine) est certainement son meilleur. La somme de deux auteurs flippés Sendak plus Eggers ne pouvait pas accoucher d’un film en forme de gentil doudou consolateur, il fonctionne plutôt comme une initiation à la saveur amère de toute expérience, la confrontation d’un gamin turbulent avec ces "choses sauvages" qu’il faut apprendre à domestiquer avant qu’elles ne vous dévorent.
Télérama - Aurélien Ferenczi et Jérémie Couston le 22/12/2009
POUR:
C'est une fable pour enfant triste, donc. Il faudrait la voir en famille, et même empilés les uns sur les autres comme jouent et dorment les maximonstres pour avoir moins peur. Il faudrait la savourer tant que le soleil brille encore.
CONTRE:
ci, pour tenir en haleine son (jeune ?) public, Spike Jonze n'a que les dix phrases (338 mots) du bouquin de Maurice Sendak... et les 100 millions de la Warner. A l'arrivée, cette association bizarroïde ressemble à ce qu'il faut bien appeler un « accident artistique ».









