Micmacs à tire-larigot

Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Orange Cinéma, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Faites-vous une première idée sur un film avec la "Synthèse Cinéfil" : en quelques lignes, retrouvez la synthèse des critiques de presse et des avis des internautes.
Le monde se divise en deux catégories : ceux qui louent le génie de Jean-Pierre Jeunet et ceux qui demeurent imperméables et indifférents devant le réalisme poétique du metteur en scène de Micmacs à tire-larigot.
La presse ne mâche pas ses mots et critique, parfois de façon trop virulente (?), un film "pisseux" qui tombe "dans le gâtisme et la mièvrerie" (Les Inrocks). Pour Les Cahiers, Micmacs est tout juste une œuvre "aux tendances réactionnaires". Heureusement pour Jeunet que Le Monde parle d'"éblouissante machinerie de divertissement" et que Libération insiste sur l'aspect fantaisiste et joyeux d'un "bricorama grand spectacle".
Côté spectateurs, le film récolte une assez haute satisfaction. Peu de déçus (chnoupy, mariedouce33…) et beaucoup de ravis. Riton32 a particulièrement apprécié cette "réalité décalée hautement farfelue". Wafr insiste aussi sur "la tendresse" et "la solidarité" qui ressort de ce film. "Pas forcément fan de l'univers Jeunet", faberice avoue avoir passé un bon moment.
découvrez les avis des internautes qui ont vu ce film
Cahiers du Cinéma - Jean-Philippe Tessé le 03/11/2009
Un film aux tendances réactionnaires et à l'autisme décidément irrécupérable. La récup' est pourtant le motif esthétique de ce film étrangement bâclé, au nom d'une idéologie du bout de ficelle et des clochards poétiques jusqu'au bout des godasses.
Le Figaroscope - Philippe viguié-desplaces le 03/11/2009
On aurait aimé adorer le nouveau film de Jean-Pierre Jeunet. Las, les pérégrinations du doux rêveur Bazil contre les méchants marchands d'armes manquent un peu d'originalité. Entre les audaces visuelles de Delicatessen (1991) et le Paris recréé d'Amélie Poulain (2000), on s'ennuie un peu et c'est vraiment dommage.
Le Monde - Jean-Luc Douin le 02/11/2009
Les personnages restent des silhouettes, marginaux sympathiques mais désincarnés. Le héros du film, c'est l'ingénieur en prouesses, l'artisan des mécaniques improbables, le manieur de poulies, celui qui récupère, trie, répare, recycle : c'est Jeunet, génial brocanteur, mais dont les pieds nickelés restent graphiques, instruments d'une éblouissante machinerie de divertissement dont la profondeur humaine reste un peu trop opaque.
Les Inrockuptibles - J.B.Morain le 02/11/2009
On se dit par exemple, en voyant le pisseux Micmacs à Tire-Larigot (l’image est jaune comme si tout était filmé à travers un verre de pastis sans eau), que Jean-Pierre Jeunet, à force de vouloir élever la “pensée magique” de l’enfance au rang de vertu, a fini par tomber dans le gâtisme et la mièvrerie, mais que cet art psychotique du ressassement des mêmes motifs, allié à la popularité des comédiens (Dany Boon, Yolande Moreau…), a une chance de satisfaire son public.
L'Express - Eric Libiot le 03/11/2009
Non que le film soit désagréable à voir, plutôt que la déception est à la hauteur du talent de Jeunet, trop confortablement installé dans une histoire qu'il maîtrise de bout en bout et dont on aurait voulu qu'elle fût plus aventureuse.
Libération - Philippe Bayon le 03/11/2009
De bout en bout épatant au sens traditionnel du terme, turbulent et colorié, le mirobolant Micmacs à tire-larigot fait rêver d’Houdini, Edison ou Meliès ; rêveurs de cinématographe qu’il aurait fait rêver, entre Tim Burton, Gilliam et Jeunet lui-même, dont ce nouveau film tire une épure. Soit un bricorama grand spectacle qui brasse méli-mélodrame, intrigue et mésaventures en cascade dans un Paris féerique (...)
Télérama - Jacques Morice et Aurélien Ferenczi le 03/11/2009
POUR:
Dans cette farce caustique et joyeuse, il bricole, combine et fignole en connaisseur. De la bonne mécanique, qui tourne bien. Un super train électrique. Un jeu comme Jeunet.
CONTRE:
Hélas, ces «micmacs», montés comme de minutieuses réactions en chaîne, ne sont jamais prenants ni jubilatoires. Quant à l'esthétique si singulière qui a fait la gloire de Jeunet, elle paraît aujourd'hui curieusement usée, comme épuisée.









