Ne me libérez pas, je m'en charge

4 avis
0 avis
0 avis
0 avis
poignant
arsenal1981 le 29/05/2009Un excellent documentaire sur le milieu carcéral, sur la fuite et la chute. Un témoignage touchant et poignant. Toutes les prises de parole sont sincères, et rien n'est caché.
Que dire de plus après l'admirable critique de Philippe Ginet ?
ritasha le 25/05/2009Peut-être une certaine sympathie pour l'ado, colère et inconscience mêlées, que fut Michel Vaujour et une admiration respectueuse pour l'homme qu'il est devenu aujourd'hui. Si peu sont capables, quelles que soient les circonstances, d'un tel (retournement de) parcours.
Comment dire à quelqu'un d'aller voir un film ?
zoubouet le 01/05/2009C'est compliqué et périlleux. D'abord il n'est pas vraiment sur la vie d'un bandit en cavale. Mais comme le dit le résumé sur le voyage intérieur auquel s'est soumis cet homme en allant chercher un sens dans les limites (souvent absurdes et abstraites) que lui donnait la société. Pas complaisant pour un sou, le milieu du banditisme n'y est pas brillant du tout. Une femme le tire du fond de la mer; hollywoodien le scénario ! Sauf que c'est de la vie et des gens, elle et lui, d'une force et d'une intégrité exceptionnelles. Pas des héros, donc pas hollywoodien, mais des gens vivants et debout. Juste pour voir son visage à lui lors de son dernier procès et à la fin. Ce que peut faire l'amour, c'est étonnant.
Une vie en pâture ?
philippe_ginet le 14/04/2009Obsession d’un visage à dévisager pour un homme qui se dépeint… CV /en 30 ans : 27 ans de prison dont 17 en isolement, 5 évasions, conditionnelle en 2003. N’en jetez plus. Ce documentaire de Fabienne godet par ce "sujet d’observation" pourrait participer à cibler les atermoiements bobos, immatures, rêveurs et autres gentils éducs ou ex taulards en mal de reconnaissance, dans l’excès d’une pensée humaniste de gauche. On est loin du compte puis ça dépasse cette sympathique clientèle segmentaire. La façon de filmer, la stricte observance de la camera en une focale fixe comme un immense œil sur un visage "dévisagé", un visage de l’autre, ça c’est imparable. A mettre aux oreilles et aux prunelles de tous, même les plus critiques. Et la discipline de l’acteur à ne pas se justifier pas plus qu’à la jouer people selon le syndrome Mesrine, ça donne une relation filmée entre l’auteur, l’acteur et le spectateur, une relation comparable à celle d’un peintre ultra réaliste avec son modèle, puis avec le moins de perte possible, avec le public. Expressions extrêmement vives, parfois à vif, parfois seulement. On peut penser à la force de la grande école de peinture réaliste américaine. Ça c’est dû à ce gros plan constant sur ce visage, filé de telle façon que rien ne peut nous échapper visuellement. Il y a syntonie entre ce regard obsédant, livré à l’état brut et l’expression d’une seule auto narration, sa voix seule, dans le cadre somme toute d’une "audition". Ce doc est impressionnant par l’exigence synchronisée du sujet et la caméra, du story board "spartiate". Et ce dès les cinq premières minutes. Pas plus de moyens en œuvre pour nous que ce que Michel Vaujour a pu offrir à flics, avocats, procs, jurys, codétenus, visiteurs de prisons, curés, psys de tt poils. La mise en scène de F. Godet nous met dans une même sobre situation dans laquelle il se trouva mults fois, ainsi que ses interlocuteurs, nous ne sommes que quelques-uns de plus. Ecoutants et immanquablement juges. Bref, aucune séduction dans laquelle s’embourber. Plutôt une seule évidence crue que pour saisir sa propre humanité il faut impérativement un face à face avec l’autre. Et cerise sur le gâteau, Michel Vaujour précise sans relâche avec preuves à l’appui, dans la progression de cette réelle dramaturgie, que surtout il ne faut pas sauter la séquence du miroir. Il nous rassure, pas obliger d’aller en QHS pour ça ! Aucune leçon morale en promotion. Aller voir ce film sera suffisant. Très sain. La variété du public, âge et catégories socio professionnelles, est frappante. Pour être complet, l’écouter et le voir en direct live durant le débat qui suivait la première au Katorza à Nantes, jeudi 9 avril dernier, n’a été qu’une confirmation de la sincérité de la documentariste et de "l’acteur". Pour les autres, récupérer podcast archivé sur France 2, la fameuse émission Des Mots de Minuit, la même semaine. Il est brut de décoffrage, calme. Il a payé, il est avec nous.
les films les plus commentés au cours des 15 derniers jours
les films préférés des spectateurs au cours des 15 derniers jours









