Poetry
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105 819 entrées |
durée 2H19
Corée Du Sud - 2010
Date de sortie : 25/08/2010
réalisateur : Lee Chang-Dong
avec : Jeong-Hee Yoon, David Lee, Hira Kim, Nae-Sang Ahn
tous les acteurs
distribué par : Diaphana Distribution
| bande annonce |
Renaissance
Dans une petite ville de la province du Gyeonggi traversée par le fleuve Han, Mija vit avec son petit-fils, qui est collégien. C’est une femme excentrique, pleine de curiosité, qui aime soigner son apparence, arborant des chapeaux à motifs floraux et des tenues aux couleurs vives.
Le hasard l’amène à suivre des cours de poésie à la maison de la culture de son quartier et, pour la première fois dans sa vie, à écrire un poème.
Elle cherche la beauté dans son environnement habituel auquel elle n’a pas prêté une attention particulière jusque-là. Elle a l’impression de découvrir pour la première fois les choses qu’elle a toujours vues, et cela la stimule.
Cependant, survient un événement inattendu qui lui fait réaliser que la vie n’est pas aussi belle qu’elle le pensait...
Prix du meilleur scénario - Festival de Cannes 2010.
3 vidéos
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Poetry : émouvant mais dérangeant
Lee Chang-dong nous a habitué à des oeuvres magnifiques et cela continue. On côtoie ici la sensibilité, l'émotion, mais aussi les situations sordides. La poésie ne réside pas que dans les mots ou les vers, c'est une façon d'être, un art de vivre. Nous naviguons ici dans les oppositions : la vie et la mort, le beau et le laid, l'apparence de la réalité et la réalité elle-même, l'univers hypocrite des bien-pensants et celui d'une grand-mère excentrique qui comprend mieux qu'on ne l'imagine, la richesse d'argent et la noblesse intérieure, la pauvreté vécue et la sécheresse des coeurs, l'intimité née de la compassion et les sombres calculs, comme si la douleur d'une mère endeuillée pouvait s'acheter. Ce film plaira à tous ceux qui aiment voir la vie telle qu'elle est, avec les gens ordinaires et les autres, à tous ceux, aussi qui admettent la lenteur, car c'est le rythme qu'a choisi Lee Chang-dong.
Patchinko
Très bien, mais...
En plus de raconter une histoire sur cette attachante mamie, ce film nous en dit beaucoup sur la société coréenne, les relations entre les gens, les générations. De plus, on ne voit pas le temps passer, bien qu'il dure plus de 2h00. C'est plutôt bon signe. Cependant, malgré de très grandes qualités, je n'ai pas adhéré à 100%. Les seconds rôles manquent de consistance, ce qui est vraiment dommage. C'est surement un choix du réalisateur, mais le personnage principale est passif (trop?), on a envie de la secouer et de donner des baffes à son ignoble petit fils. Enfin, la musique m'a manqué. Car selon moi, elle n'est pas une gadget, elle accompagne l'image, la sublime et lui donne sens. Je regrette donc ce choix. Cela dit, il s'agit à mon avis une belle œuvre, même si je suis passé un peu à côté.
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Faites-vous une première idée sur un film avec la "Synthèse Cinéfil" : en quelques lignes, retrouvez la synthèse des critiques de presse et des avis des internautes.
"Poetry est un des plus beaux films qu'il nous ait été donné de voir cette année" : Télérama résume toutes les louanges de la presse. Dans le détail, ça donne : "Yun Jung-hee -l'actrice- incarnation d'une exigence des plus hautes" (Le Monde), "mise en scène avec une sobriété et une justesse incroyables" (L'Express) et un Télérama qui compare la force dramatique du film à une construction littéraire qui transforme le spectateur en lecteur de roman. Au-delà des compliments, Les Inrockuptibles vont jusqu'à dire que le réalisateur Lee Chang-Dong fait mentir Chabrol – qui veut que le bon cinéma préfère les “petits sujets” aux grands -, et Libération se questionne sur la poésie qui plane dans le film "sans qu’on sache au juste s’il faut la chercher ou si l’on peut en mourir".
Corrio, lui, ne pose pas de question, il s'exclame : "La vraie palme d'or !".
D'ailleurs, il entre dans les précisions des rouages du Festival de Cannes pour démontrer que le film et son actrice principale méritent bien plus que leur maigre butin. Islander, sensible au discours poétique du film et au portrait saisissant de la société coréenne qui en découle, va même jusqu'à se demander si "le cinéma coréen a condensé toute la sensibilité du monde". Quoi qu'il en soit, tous deux s'accordent sur l'essentiel : islander parle d'une "fin admirable" et corrio remarque que "pas la moindre note de musique est destinée à accentuer l'émotion. Du grand art !".
Le moins que l'on puisse dire, c'est que le film inspire…
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Festival de Cannes 2010 : Sélection En compétition (Nommé)
Festival de Cannes 2010 : Prix du scénario pour Lee Chang-Dong (Lauréat)
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