Sherlock Holmes

Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Orange Cinéma, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Faites-vous une première idée sur un film avec la "Synthèse Cinéfil" : en quelques lignes, retrouvez la synthèse des critiques de presse et des avis des internautes.
La nouvelle version de Sherlock Holmes signée par Guy Ritchie ne ravit pas tout le monde. Si la relecture moderne sied plus aux spectateurs, la critique, elle, demeure loin d'être entièrement convaincue.
"C'est une excellente surprise" qui attendait ADIGALLIA, pourtant réfractaire à l'univers ordinairement speedé de Guy Ritchie. Le choix du tandem Robert Downey Jr/ Jude Law semble avoir beaucoup d'effets positifs sur la plupart des spectateurs, visiblement conquis : "épatant" (labell), "J’ai beaucoup aimé" (Riton32), "cocasse et bien ficelé" (zia3107) sont quelques unes des nombreuses louanges que l'on peut lire ci et là.
En revanche, la critique est plus partagée. Mitigée. Quand Le Figaroscope approuve cette lecture moderne "qui évite la caricature", Le Monde suggère de relire les livres. Lorsque Les Inrocks demeurent agréablement surpris devant ce "film réussi", L'Express rétorque qu'il est "énervant". Même Télérama est divisé entre eux. Etre curieux c'est élémentaire…
découvrez les avis des internautes qui ont vu ce film
Le Figaroscope - Jean-Luc Wachthausen le 09/02/2010
Pari risqué mais le réalisateur britannique rafle la mise grâce à une mise en scène nerveuse, à des dialogues affûtés et à un humour étincelant. Guy Ritchie évite la caricature et opte pour une lecture moderne de Conan Doyle, pleine d'esprit, de rebondissements et servie par un montage au cordeau. Dans le rôle de Sherlock Holmes, Robert Downey Jr fait des étincelles, esprit brillant dans un corps d'athlète, élégance naturelle et parfait accent british. Vedette de nombreuses adaptations au cinéma, ce Sherlock Holmes survitaminé passe avec brio de l'ère victorienne au XXIe siècle. Du bon divertissement.
Le Monde - Jean-Luc Douin le 09/02/2010
L'univers de Sherlock Holmes est plus facile à retrouver dans les six enquêtes que vient de republier Gallimard en "Folio" que dans cette mise en scène lourdingue. Le Sherlock Holmes de Guy Ritchie (auteur d'Arnaques, crimes et botanique) est aussi distordu de la conception du romancier victorien que le serait Takeshi Kitano interprétant l'Arsène Lupin de Maurice Leblanc. L'interprétation burlesque de Robert Downey Jr. agace.
Les Inrockuptibles - Jacky Goldberg le 09/02/2010
Comment un mauvais cinéaste anglais réussit un plutôt bon blockbuster hollywoodien. Jamais, on n’a jamais aimé un film de Guy Ritchie. C’est dire la surprise de retrouver Ritchie aujourd’hui au générique d’un film réussi, premier épisode d’une saga promise à un avenir radieux : Sherlock Holmes. Tout en restant personnel (encore trop, hélas…), Sherlock Holmes est, à quelques scories près, un modèle d’entertainment malin, efficace et théorique. La belle idée du film, à tous les coups issue du cerveau brillant de Silver, c’est de faire de la créature de Doyle une sorte de superhéros déflationniste, un type capable d’à peu près tout mais ne désirant à peu près rien [...].
L'Express - Eric Libiot le 08/02/2010
Ce blockbuster, assumé comme tel, emballé vite fait pas trop mal fait, mais à la réalisation chichiteuse, ne cache pas sa volonté de privilégier le rythme et l'action au détriment, c'est bien là le drame, du principe narratif inventé par Conan Doyle et qui fit le sel de ses livres. [...] C'est énervant.
Libération - Gérard Lefort le 09/02/2010
C’est plus efficacement sur la libre interprétation du fonds Sherlock Holmes que le film souligne sa différence. Entre Luna Park sous LSD et Adèle Blanc-Sec chez les Babyloniens, l’option "tout gothique" asperge le patrimoine d’un parfum fantasque (...) Cette sympathique licence frise cependant le guignol quand Sherlock Holmes, tout en muscles, s’hystérise dans la peau d’un très inattendu kung-fu master. Le choix de Robert Downey (...) s’avère des plus inspiré. On n’en dira pas autant de Jude Law...
Télérama - Guillemette Odicino et Pierre Murat le 09/02/2010
POUR:
Robert Downey Jr. fait de Sherlock un superhéros d'intelligence, aussi britannique qu'un Jeremy Irons, auquel il ressemble par moments. Jude Law, lui, est carrément le meilleur Watson jamais vu, emprunté, claudiquant... Grâce à eux, ce blockbuster récréatif a vraiment la classe...
CONTRE :
Terrifiant... Pas un plan qui ne dure plus de cinq secondes. Ralentis, accélérés, surimpressions à gogo. Musique omniprésente et nulle. Bande-son hystérique, scandée comme une série de gifles qu'on prend en pleine gueule. Intrigue et personnages totalement sacrifiés aux effets spéciaux : bref, le mauvais blockbuster dans toute sa splendeur...









